
Pourquoi je propose désormais tous mes livres en format poche 11×18 cm (et pourquoi j’assume à 100 % le terme « livre de gare »)
Quand j’ai commencé à publier mes romans, je n’avais qu’un seul format : le broché classique 15×22 cm (ou 14×21 cm selon les plateformes).
C’était beau, c’était « sérieux », ça faisait « vrai livre ».
Et puis, il y a quelques jours, j’ai décidé d’ajouter systématiquement le format poche 11×18 cm à tous mes titres, anciens comme nouveaux.
Et franchement ?
C’est l’une des meilleures décisions que j’aie prises.
Les vrais avantages du format poche (pas ceux qu’on vous vend en théorie, ceux que je vis en vrai)
Le prix
Un poche coûte bien moins cher à imprimer. Du coup, je peux le vendre entre 8 et 13 € au lieu de 15-22 € pour le grand format.
Résultat : les lecteurs qui hésitaient à cause du prix se lancent enfin. J’ai vu mes ventes multipliées par 3 ou 4 sur certains titres dès que le poche est sorti.
La portabilité
Il rentre dans un sac à main, dans la poche d’une veste, dans la boîte à gants de la voiture, sur la table de nuit sans prendre toute la place.
On l’emmène en vacances, dans le train, dans la salle d’attente du médecin.
Bref, là où on lit vraiment.
La sensation « livre qu’on consomme sans culpabilité »
Un beau broché, on a parfois peur de l’abîmer, de corner les pages, de le prêter.
Un poche ? On le maltraite, on le corn, on le passe à une copine, on le laisse traîner sur la plage.
Et ça, c’est le plus beau compliment qu’un livre puisse recevoir : être lu jusqu’à l’usure.
L’effet « pile à lire »
À 12,99 €, on se permet d’en acheter trois d’un coup. Et ça, pour un auteur indépendant, c’est de l’or.
Oui, j’assume totalement : mes poches sont des « livres de gare » (et j’adore ça)
Un « livre de gare », à la base, c’est un livre qu’on trouve dans les Relay des gares et des aéroports, un livre qu’on achète sur un coup de tête avant de prendre son TGV, qu’on lit en diagonale ou passionnément, et qu’on oublie parfois dans le filet du siège.
On l’associe souvent à la « sous-littérature » : romance, thriller, polar facile, etc.
Eh bien moi, je revendique ce terme à 100 %.
Parce que le livre de gare, c’est le livre qui voyage, qui se glisse dans la vie réelle des gens, qui ne prend pas de place et qui ne coûte pas un rein.
C’est le livre qu’on lit dans le métro en rentrant du boulot, qu’une ado planque sous son pupitre, qu’une maman dévore à 2 h du matin quand le bébé dort enfin.
C’est le livre qui touche le plus de monde, tout simplement.
Je ne cherche pas à faire un « grand livre » qui trônera fièrement dans une bibliothèque en chêne.
Je veux faire des livres qu’on emmène partout, qu’on abîme, qu’on adore ou qu’on déteste, mais qu’on lit.
En résumé : pourquoi vous devriez essayer le format poche de mes romans
- Moins cher → plus de lecteurs
- Plus léger → plus lu en vrai
- Plus « populaire » → et alors ? C’est exactement ce que je veux
Si vous hésitiez à cause du prix ou de la taille, le poche est fait pour vous.
Et si vous aimez déjà mes histoires, prenez le poche pour le prêter, le glisser dans votre sac, ou simplement pour dire : « Celui-là, je l’ai lu en deux jours dans le train Paris-Marseille. »
Le livre de gare n’est pas un gros mot.
C’est une fierté.
À très vite entre les pages (grandes ou petites),
Romuald Serrado
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