Je vous partage un petit récit que j’ai écrit comme ça, en pleine nuit, directement sur Facebook, dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 décembre 2025… alors que je travaillais sur mon 4ᵉ roman, qui sortira début 2026.
🖋️Cette nuit, j’ai ouvert les yeux à 2 h 30 du matin.
Mon premier réflexe a été de capturer dans mon esprit une idée de situation pour le chapitre suivant, que j’ai prévu d’écrire dans la matinée.
Impossible de refermer les yeux.
Je profite alors de l’occasion pour me lancer dans l’écriture, non sans avoir fait chauffer le premier café de la journée. Et voilà le flux intarissable qui recommence à se déverser, plus rapide encore que le café dans ma tasse.
Ligne après ligne, mon quatrième roman avance à grands pas, sans interruption, sans jamais connaître cette fichue page blanche dont tant d’auteurs parlent dans les groupes de discussion. J’avale le temps et je recrache des milliers de mots sur mon OpenOffice Writer.
La concentration est à son maximum. Je décroche les yeux de mon document : déjà 5 h 05 du matin.
Je replonge aussitôt.
Mon cerveau continue sa diarrhée inspirative et j’enchaîne déjà un nouveau chapitre.
Un blurps se fait entendre dans le coin du bureau.
Je n’y prête pas attention, trop concentré, et connaissant déjà l’origine du son.
Mon prochain roman me plonge dans un univers qui me plaît particulièrement, un monde que j’ai prévu de proposer dans une collection : « Dans la tête du tueur ».
Mon premier opus, « Lâche ton com ou crève » ( https://amzn.eu/d/9oR4VDY ) , n’était que le prémice de ce qui s’annonce comme une très longue saga vouée à libérer mon esprit surchargé d’idées.
Une saga où les protagonistes de divers romans se rencontrent, se croisent… des clins d’œil que seuls les lecteurs fidèles ou ceux qui commenceront cette collection pourront réellement savourer.
La concentration est à son paroxysme.
Un autre blurps retentit, plus insistant, plus fort.
Je ne vois plus que mon écran, les mots qui s’alignent les uns après les autres, tout droit sortis de mon esprit créatif. Il faut que je finisse la phrase.
Blurps, blurps, blurps… trois fois d’affilée, et de plus en plus rapide.
Je suis proche de poser le point final au chapitre.
Bluuuuuuuurrrrrpppsssssss.
Chapitre terminé. Je peux enfin décrocher et m’intéresser à ce que voulait exprimer Mimine, alias Patate, alias « La Teigne », alias mon chat qui n’a pas attendu, la bougresse, que je finisse mon chapitre pour me régurgiter six croquettes pas mâchées, enrobées d’un suc gastrique qui brille maintenant sur le sol.
Patate vient de vomir.
Je me lève et fonce, d’un geste mécanique, prendre un morceau de ce fichu énorme rouleau de sopalin — celui qui se vide à une vitesse affolante — rangé dans un tiroir spécialement dédié à ma grosse Patate, incapable de comprendre qu’il faut mâcher, qu’il faut arrêter de bouffer goulûment sa gamelle comme si j’allais lui voler son repas.
Et je pense…
Je sais que je ne suis pas le seul auteur asservi à la race féline.
Je sais que nous sommes nombreux à vivre ce moment : nous, les auteurs, dérangés dans le silence d’une matinée avant l’aube ou d’un crépuscule, réveillés de notre transe par un compagnon adorable qui nous crie un raoul pour nous ramener sur Terre.
S’ils n’étaient pas là, nos joyeux compagnons, nous serions aussi lobotomisés que ces jeunes qui traversent les rues sans lâcher leur smartphone des yeux, au risque de se prendre un pare-chocs et d’atterrir à un endroit où ils ne seraient jamais allés s’ils n’avaient pas été eux-mêmes hypnotisés par TikTok.
Ma Patate se recouche juste à côté de moi, contre le clavier et devant l’écran, fière de me voir ramasser son souvenir du matin. Elle me regarde avec amour, et je ne peux pas résister au besoin de lui gratter le sommet du crâne, sous ses petites railleries instinctives qui roulent dans sa gorge avant de se transformer en ronronnement transcendant.
Heureusement qu’elle est là, ma Patate…
Elle aura un jour son roman. Mais j’en ai encore quinze à écrire avant…
Alors je replonge, et j’attaque le prochain chapitre de celui que je compte vous proposer début 2026, si tout se passe bien.
(au sujet de la photo ? oui je sais, la cantine est bonne) 😁
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